lundi 23 novembre 2015

Il faut vivre


Vivons. Lisons. Allons au cinéma.

Alors j'ai lu « Le monde est clos et le désir infini » de Daniel COHEN chez Albin Michel. Je tiens Daniel COHEN pour le meilleur économiste de sa génération. Il nous livre ici un essai sur la croissance économique, « religion du monde moderne », une croissance qui s'essouffle, s'amenuise … et ne reviendra plus. Un livre à la … Mathias ENARD ! Un monument de culture où l'auteur va à la rencontre d'autres sciences humaines et notamment la psychiatrie, au point d'être, comme ENARD, riche mais parfois rébarbatif.

Et puis j'ai vu :

- « 21 nuits avec Pattie » des Frères Larrieu avec Isabelle Carré, Karin Viard et André Dussollier. Bon, avec Arnaud et Jean-Marie Larrieu, je suis partial parce que je connais et apprécie les deux pyrénéens lourdais depuis longtemps. Et là, sur le désir sexuel, il nous livre un film déjanté et pas vulgaire pour un sou où Karin Viard est époustouflante de drôlerie, tandis qu'André Dussollier, en Prix Nobel de littérature, est déroutant.

- « Le fils de SAUL » de Laszlo NEMES, palme d'or au festival de Cannes. Et là, déception : ce film qui traite de la Shoah à travers le prisme des « Sonderkommandos », ces prisonniers juifs forcés d'assister les nazis dans leur plan d'extermination, n'a jamais provoqué chez moi la moindre émotion.
Est-ce le contexte français du moment ?

- « Une histoire de fou » de Robert GUEDIGUIAN avec Ariane ASCARIDE, Simon ABKARIAN, Syrus SHAHIDI et Grégoire LEPRINCE-RINGUET. Un film sur l'histoire du terrorisme arménien anti-turc dans les années 70 autour de la chronique tragique d'une famille marseillaise. Un bon GUEDIGUIAN qui sert la cause arménienne avec loyauté.


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