jeudi 26 décembre 2013

" le Parc" chorégraphie d'Angelin Preljocaj


Vu aussi à Garnier " le Parc" chorégraphie d'Angelin Preljocaj avec Karl Paquette et Isabelle Ciaravola comme étoiles. J'aurais aimé voir la toute nouvelle danseuse-étoile, Alice Renavand ,danser dans ce spectacle-là mais je suis tombé un mauvais jour. Enfin, " mauvais", Isabelle Ciaravola , c'est très bien aussi dans le genre fluette et fragile mais tellement émouvante....

A noter :

- au deuxième acte, un ballet des danseuses en petite tenue sur une sorte de menuet de Mozart, d'une fraîcheur inouïe, -et, bien sûr, au 3ème acte ce pas de deux qui a fait le tour du monde grâce à une publicité d'Air France où le danseur fait tournoyer sa partenaire à l'horizontale, les mains nouées autour de son cou. D'une beauté à couper le souffle ! On voudrait que ça dure une éternité ..

mercredi 25 décembre 2013

Vu " Robots"


Vu " Robots" , spectacle chorégraphique de Blanca LI , par sa compagnie, au théâtre des Champs Elysées.
La chorégraphe espagnole que j'apprécie tant pour sa créativité et son audace, nous livre ici un ballet de confrontation entre 8 danseurs et des robots. Des gros robots statiques qui jouent de la musique. Des petits robots de 60 ou 70 centimètres de haut qui, tels des humains, marchent, s'assoient, tendent les bras. Bon, la réthorique des rapports de l'homme et de la machine est classique : l'homme déshumanisé sera-t-il dévoré ou dépassé par le robot ? Eh bien la réponse est spectaculaire ! Quelle que soit la prouesse des ingénieurs et techniciens mobilisés pour l'occasion, ce sont bien les 8 danseurs, 4 hommes et 4 femmes, qui m'ont ému et eux seuls. La poésie et l'esthétique ne sont pas encore robotisables... Tant mieux, non ?

 
 

mardi 24 décembre 2013

Réflexions sur la décision du Conseil d'Etat concernant les accompagnatrices de sorties scolaires


Le Conseil d’Etat, notre plus haute juridiction administrative, a le chic pour nous livrer comme ça des « cadeaux de Noël », histoire de mettre un pavé dans la mare et de déclencher toutes les réactions les plus politiciennes, les plus désordonnées, les plus contradictoires…
Ainsi en est-il de sa décision du lundi 23 décembre sur les accompagnatrices de sorties scolaires…

Faisons un peu de pédagogie :

La laïcité qui protège la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes, se traduit par la séparation des églises et de l’Etat et la neutralité de celui-ci.
A ce titre, elle organise l’espace d’une façon différenciée : l’espace privé, le domicile par exemple, n’est pas du tout laïque, si ce n’est pour le respect des droits de l’homme, ce qui n’est déjà pas mal ; l’espace public, la rue par exemple, est un peu plus laïque puisque la manifestation de ses croyances religieuses est soumise à l’ordre public ; les services publics sont plus laïques encore puisque les agents (et non les usagers !) des services publics ne doivent manifester aucun signe d’appartenance à une religion ; l’école – publique ! -, enfin, est la plus laïque des services publics puisqu’on y protège scrupuleusement les consciences des enfants.

Question : des mères voilées peuvent-elles être accompagnatrices de sorties scolaires et donner ainsi un « coup de main » aux enseignants pour surveiller les enfants dans la rue par exemple ?

Et voilà le pavé dans la mare ! Car on se trouve là à la frontière de deux espaces, l’espace scolaire où doit régner la stricte neutralité et l’espace public où seul l’ordre public fixe des limites au port de signes religieux.

Oui, mais diront certains participer à une sortie scolaire, c’est participer à un acte éducatif. Donc, neutralité !
Oui, mais disent d’autres, apporter son dévouement bénévole au bon fonctionnement du service public hors l’école, ça mérite qu’on tende la main.

Pour tout dire les uns et les autres ont raison.

Alors trois réflexions pour éclairer le débat :

1 – Le plus détestable dans l’avis du Conseil d’Etat, c’est la porte qu’il ouvre au traitement du problème « au cas par cas ». On viendrait dire qu’on accepterait le port du voile pour les accompagnatrices des sorties scolaires là et qu’on le refuserait ici ? Impossible. La République est une et indivisible. Il faut une règle univoque.

2 – Le récent débat autour du pseudo rapport sur l’intégration a fait beaucoup de dégâts : ainsi si on autorise le port du voile pour les accompagnatrices, on va être accusées de s’inscrire dans la logique de ce rapport et de tout céder au multiculturalisme. Les dégâts sont en chaine.

3 - Je demande de la cohérence au gouvernement, or dans une autre affaire, dite « Leonarda », celui-ci a sanctuarisé l’école et les transports scolaires ! Une piste pour la solution ?

dimanche 22 décembre 2013

Discussion sur le droit des animaux

Chez mon vieux copain Daniel HERRERO, à Toulon, quelques moments de détente.
Un tour au stade MAYOL pour un match de rugby ensoleillé. Un diner avec Boris CYRULNIK, le psychiatre, éthologue et anthropologue. Le théoricien de la résilience.
Charmant homme : Sage et simple.
Nous discutons du droit des animaux qui sont encore considérés par notre code civil comme des « biens meubles ». Une anomalie à corriger par le législateur.

Je pourrais bien m’y employer.

samedi 21 décembre 2013

Interview à "Var Matin"

 
Dans une interview à « Var Matin », je suis interrogé sur le débat sur la fin de vie. Et je dis ce que je pense : autant je réfute les expressions « suicide assisté » ou « euthanasie », autant je milite sans réserve pour le droit à mourir dans la dignité, le droit à choisir sa fin de vie.
Ce sont des libertés fondamentales que la République doit affirmer contre toutes les pressions religieuses. Comme elle l’a fait pour le droit à disposer de son corps pour les femmes, ou bien pour le droit au mariage pour tous.

C’est une question laïque au sens propre du terme : que notre code civil s’affranchisse de la religion.

vendredi 20 décembre 2013

Campagne à Hyères

 


Je fais campagne à HYERES dans le Var pour mon vieux copain William SEEMULLER qui se présente aux municipales contre le maire UMP sortant et … Bruno GOLLNISCH du Front National. J’aime ce militantisme et cet engagement pour des valeurs sur un terrain difficile. Très difficile. Mais, en bon rugbyman, William sait qu’aucun match n’est perdu – ni gagné ! – avant d’être joué.

jeudi 19 décembre 2013

Perquisition à la Mairie de Tarbes

Longue perquisition de la brigade financière de la gendarmerie à la Mairie de Tarbes.
Pas de commentaire.
Comme toujours, les politiques (de Droite comme de Gauche !!, concernés ou pas !) doivent s’en tenir à 3 principes :

- indépendance de la Justice. Pas de pression sur elle …

- respect du secret de l’instruction. Tout commentaire y contrevient.

- respect de la présomption d’innocence. Quiconque n’est pas condamné reste innocent.

lundi 16 décembre 2013

Lu « Plonger » de Christophe Ono dit Biot, paru chez Gallimard



Lu « Plonger » de Christophe Ono dit Biot, paru chez Gallimard. L’auteur est directeur adjoint de la rédaction du Point et ex-grand reporter. Il a sillonné le monde et je l’ai rencontré quelque fois dans l’expression de notre solidarité avec Aung-San-Suu-Khi, la résistante birmane.

C’est un auteur à la mode comme on dit… il raconte ici les amours tristes (ses amours ?) d’un journaliste, grand reporter… avec une artiste espagnole dont il aura un enfant avant qu’elle ne s’échappe, étouffée par la société artistique « officielle ». Il la retrouvera, morte, sur une plage d’un sultanat arabe où elle était partie plonger avec les requins. Bon.

Sur le thème je ne dirais pas usité mais banal de l’artiste qui, dans sa pureté créatrice, rompt avec tout ce qui représente l’officiel et l’institutionnel, (du Louvre jusqu’à la famille et la maternité !) pour se ressourcer, c’est moderne mais peut-être un peu lourd. Ou plutôt trop facile.

Le rapport sur l'intégration


Cette histoire du rapport sur l’intégration qui fait tant de tort est très édifiante sur la bonne gouvernance :

-          Sur la forme : que foutait donc ce rapport sur le site du 1er Ministre si ce n’est pas la position du Gouvernement ?? Il n’avait rien à y faire. Rien.

-          - sur le fond : bien sûr qu’il y a , chez certains à Gauche, une drôle de conception de la République, bien peu laïque et très multiculturaliste, assise sur les « Droits de l’Homme » et jamais sur ses devoirs. Est-ce vraiment un hasard si elle s’exprime ainsi ?

En tout cas, ça n’est pas ma conception de la République.

dimanche 15 décembre 2013

Inauguration à Angos


Nous sommes à Angos, petit village des Hautes-Pyrénées, à quelques kilomètres de Tarbes, pour inaugurer une mairie. Les chanteurs pyrénéens chantent une magnifique « marseillaise ».

Je chante avec eux.

Du coup, dans mon intervention, je parle de ce plaisir partagé et j’insiste sur l’importance qu’il y a à célébrer ce qui nous réunit, ce qui rassemble, plutôt que ce qui nous divise, nous sépare.

C’est drôle, j’ai le sentiment que nos concitoyens n’attendent que ça.

mercredi 11 décembre 2013

Politique Matin sur LCP

Ce matin j'étais l'invité de Politique Matin sur La Chaine Parlementaire, à 8h30. La vidéo est à revoir sur leur site. (Matinale du 11 décembre).

Hommage à Mandela - Grand Journal de Canal +

Voici la vidéo de mon intervention sur Canal +. J'étais l'invité d'Antoine de Caunes et de son équipe afin de revenir sur l'hommage à Mandela. A voir et à revoir ici (émission du 10 décembre, partie 2)

mardi 10 décembre 2013

Hommage à Mandela - Intervention sur Canal + ce soir à 19h

Je suis invité au Grand Journal ce soir à 19h, afin d'évoquer l'hommage à Nelson Mandela qui s'est tenu aujourd'hui à Soweto.

lundi 9 décembre 2013

mardi 10 décembre l'invité de BFM et de la CHAINE PARLEMENTAIRE

Mardi 10 décembre à 9h, Jean Glavany sera l'invité de BFM pour commenter en direct l'hommage à Nelson Mandela.

Mardi 10 décembre à 19h45, Jean Glavany sera l'invité de la Chaîne Parlementaire, en direct dans "ca vous regarde".

Film "La Marche"

Lundi 9 décembre


Vu « La Marche », film de Nabil BEN YADIR, avec Olivier GOURMET, Jamel DEBBOUZE…etc. Un film militant sur la marche pour l’égalité de 1983. C’est militant, donc un peu caricatural, mais bon. Je partage l’engagement.

Journée d'élu sur le terrain bigourdan

Dimanche 8 décembre

Hier, journée d’élu, sur le terrain bigourdan.
A Laborde, petit village des Baronnies – Quelle beauté des paysages ! Quelle lumière en ce matin d’hiver ensoleillé ! –, entre Bagnères de Bigorre et Lannemezan, 170 ou 180 habitants, nous décorons des élus de la république, des élus municipaux qui se dévouent depuis des décennies pour l’animation et le développement de leur village. Des gens simples et modestes mais des serviteurs insatiables de la République.
A Tournay, remise de la Légion d’Honneur à Josette Fourcade, maire de ce chef-lieu de canton. Femme modeste et simple elle aussi, mais femme modèle de la République pour son dévouement à ses concitoyens.

Dévouement et efficacité ! Cette femme incarne le combat pour les services publics en milieu rural, à commencer par celui pour ses écoles et ses collèges. Un succès admirable.

Nelson MANDELA

Samedi 7 décembre

J’affirme qu’en perdant Nelson MANDELA, l’humanité perd son plus grand fils.
« Liberté-Egalité-Fraternité », ce triptyque né de la philosophie des Lumières, de la révolution française et de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, a fait le tour du monde et fait référence, peu ou prou, pour la communauté internationale.
Eh bien, dites-moi, quel homme a porté au plus haut ces 3 combats pour la liberté, l’égalité et la fraternité ?
Nelson MANDELA et personne d’autre.
Ce prisonnier politique pendant 27 ans incarne le combat pour la liberté.
Ce militant anti-apartheid s’est battu pour l’égalité entre les hommes, quelle que soit la couleur de leur peau.
Ce passionné de la fraternité, devenu Président de son pays, a fait triompher l’esprit de réconciliation contre celui de vengeance.

Mandela, plus grand fils de l’humanité.

vendredi 6 décembre 2013

MANDELA, l’icône et l’homme simple


Ma passion pour l’Afrique du Sud date de 1994. Jusque là, j’avais été un militant anti-apartheid, comme beaucoup de militants progressistes du monde. Je précise « progressiste » car la Droite européenne et française en particulier avait les yeux de chimène pour le régime blanc de l’apartheid et nous envoyait sa police quand nous allions manifester devant l’ambassade d’Afrique du Sud. Ils ont changé, tant mieux.

En 1994, j’eus l’immense privilège comme jeune parlementaire, de participer avec quelques parlementaires français, à une mission européenne de surveillance et de contrôle des premières élections libres en Afrique du Sud. Bouleversant souvenir, sans doute le plus beau de ma vie politique : voir naitre une démocratie et participer, concrètement, à son accouchement.

On imagine mal aujourd’hui la difficulté de l’exercice : dans sa violence inhumaine, le régime de l’Apartheid, en niant les droits du peuple noir avait, en particulier, nié son existence juridique. Les citoyens noirs n’étaient pas reconnus ! Ils n’avaient ni état civil ni papiers d’identité ! Si bien qu’on ne disposait pas de listes électorales et, donc, on ne savait combien ils seraient à voter … Les bureaux de vote allaient donc faire d’une pierre deux coups : avant de voter, on donnerait un état civil et des papiers à chaque citoyen noir …

Chacun garde en mémoire ces files d’attente interminables devant les bureaux de vote : cette réalité impensable en était la cause, tout autant que l’enthousiasme participatif du peuple noir. Dans le township où j’avais été affecté, dans la banlieue de DURBAN, je me souviens de cette vieille femme dans une file d’attente de plus d’un kilomètre, qui attendait patiemment assise sur un seau renversé. Elle m’interroge sur l’explication de cette attente et tandis que je lui souhaite bon courage, elle me répond : « vous savez, j’ai attendu soixante dix ans pour vivre ce moment, je peux bien attendre quelques heures de plus » …

En rentrant en France, je transmets un rapport au Président de la République, François Mitterrand, avec qui j’avais travaillé dix ans et à qui me liait une fidélité sans faille : je voulais qu’il sache ce que j’avais vécu.

Trois mois plus tard, en juillet 94 donc, François Mitterrand m’invita à l’accompagner lors de ce qui restera comme la première visite d’un chef d’Etat au nouveau pouvoir sud-africain.

C’est de là que date ma première rencontre avec Nelson MANDELA, sur le tarmac de l’aéroport de Johannesburg lorsque le président français lui présenta la délégation officielle française. Quelques mots, quelques phrases peut-être : je lui dis l’émotion et le bonheur qui fut le mien trois mois plus tôt. Et lui, chaleureux, simple, de me remercier de ma contribution à la nouvelle Afrique du Sud !

On a tout dit, tout écrit sur Nelson MANDELA, l’immense personnage, l’homme de courage dans le combat contre l’apartheid, le prisonnier politique du pénitencier de Robben Island, le chef charismatique de l’ANC, le père de la nation sud-africaine, que ses compatriotes appellent « MADIBA ».

On connaît peut-être moins l’homme simple et chaleureux.

Trois ans plus tard, en 1997, je représente le Parti Socialiste français au Congrès de l’ANC à MAFIKENG dans le Nord du pays. Congrès important puisque Mandela y quitte les rênes de l’ANC pour les transmettre à Thabo M’BEKI le futur président, fils d’un de ses compagnons de captivité dans le pénitencier de Robben Island. Et là, par le hasard d’une réception offerte aux délégations étrangères, je me retrouve nez à nez au buffet avec … Nelson MANDELA ! J’engage la conversation et lui, toujours simple, chaleureux, ouvert m’accorde un long très long entretien, un verre à la main … Il m’interroge sur qui je suis, d’où je viens et je lui redis, plus en détail ce que j’ai vécu lors des premières élections libres. Mais je veux le faire parler, en particulier sur cette incroyable propension à rassembler qui est la sienne : comment, après tant d’années de souffrance et d’emprisonnement, peut-il être aussi magnanime et rassembleur. « Sans doute ma nature me porte-t-elle à cela, je n’ai pas un caractère vengeur. Mais surtout j’ai acquis depuis longtemps la conviction que c’est l’intérêt de mon pays. Vous savez, dans ces longues années de prison, on a l’occasion de réfléchir à tout ça … ».

Je l’interroge aussi sur sa succession si rapidement organisée par lui. Il me dit que sa « responsabilité, après la fin de l’apartheid et l’avènement de la démocratie, c’est de penser à l’avenir et de passer le témoin, sans s’accrocher »…

Nous parlâmes ainsi un long moment et si j’ai un vrai regret, c’est de ne pas avoir pris en note tous ces échanges dès la fin de la conversation. Mais l’homme m’était apparu tout aussi charismatique que sa réputation planétaire et, en même temps, simple, chaleureux, jovial.

Quelques années plus tard, c’est en 1999 ou 2000, je retourne en Afrique du Sud avec Lionel JOSPIN alors 1er Ministre et dont j’étais le Ministre de l’Agriculture.

Mandela n’est plus au pouvoir, il nous reçoit à son domicile. Après l’accolade et les photos sur la terrasse entre les deux hommes, Lionel présente la délégation ministérielle qui l’accompagne en commençant par Hubert Védrine. Quand vient mon tour, Mandela me regarde et dit « Eh you ! I know you ! »

Je lui rappelle nos 2 rencontres et lui dis ma surprise qu’un immense politique comme lui se souvienne du modeste responsable politique français que je suis.

« Of course I remember you ! » me dit-il. Puis il ajoute “And you ? Do you remember me ? » Eclat de rire général. Car Mandela avait un humour fou.

C’est ce que me rappelait récemment George BIZOS, son avocat et ami, blanc, des dures années de l’apartheid.

« Quand Mandela est emprisonné à Robben Island (pénitencier sur une petite ile au large du Cap), je lui rends visite pour la 1ère fois. On me dit d’attendre au port. Il arrive dans un pick-up entouré de 5 ou 6 hommes en armes. Il se jette dans mes bras. Mais nous nous rendons vite compte, lui et moi, qu’un blanc et un noir qui s’étreignent affectueusement, ça déplait fortement à ses gardiens et que la tension est vive. Alors, Mandela, pour détendre l’atmosphère dit « Eh Georges ! Que je suis bête ! Je manque à tous mes devoirs, je ne t’ai pas présenté les compagnons qui m’accompagnent ». Et ils me présentent un à un par leur prénom, les gardiens en armes pour que je leur serre la main … 

Tel était l’homme. L’immense héros du combat contre l’apartheid, cet homme charismatique au courage exceptionnel, était aussi et surtout un homme simple, chaleureux, drôle. C’est le privilège des grands hommes, ceux qui font progresser l’humanité : plus ils sont grands plus leur comportement est modeste et lumineux.

jeudi 5 décembre 2013

Moment d'un couple


Lu « Moment d’un couple » de Nelly Alard, paru aux éditions Gallimard.

Un roman très contemporain qui se déroule à Paris dans les années 2000 dans le milieu « bobo » le plus classique : un homme, journaliste, une femme, ingénieure informaticienne 35 ou 40 ans tous les deux et leurs deux enfants en bas âge.

L’homme a une liaison avec une autre femme et l’annonce à la sienne. Banale affaire me direz-vous. Oui.

Sauf que la tierce personne est une élue du P.S., normalienne et médiatique (toute ressemblance avec une personne existante est, bien entendu, légitime…). Et celle-là est très exigeante puis envahissante, harcelante, hystérique…

Et même si l’homme comprend vite l’impasse impossible dans laquelle il s’est engagé, même s’il revient vite vers sa femme et ses enfants, le couple va se déliter sous les coups du harcèlement invraisemblable.

Edifiant quant aux capacités manipulatrices des femmes et la lâcheté des hommes…

dimanche 1 décembre 2013

Proposition de loi sur la prostitution

Mardi, je voterai la proposition de loi sur la prostitution. Je la voterai par raison mais sans enthousiasme. Par raison d’abord.
Je connais peu le sujet et, même si je m’y intéresse depuis quelques semaines, je ne le maitrise pas du tout. Et, dans ces cas-là, je délègue : les deux députés qui sont en charge du dossier au sein du groupe socialiste, Maud OLIVIER et Catherine COUTELLE, sont des femmes remarquables, qui ont beaucoup bossé le sujet. Je leur fais confiance.
Ma raison me porte aussi à la discipline : je voterai comme mon groupe car j’en ai un peu marre de la valse des égos …
Mais ce n’est pas tout : ma raison me pousse à approuver tout ce que propose ce texte sur deux volets essentiels, la lutte contre les mafias et le proxénétisme d’une part, la protection sociale et l’aide à la réinsertion des prostituées d’autre part.
Tout cela, je le voterai avec détermination.
Reste cette histoire de la « pénalisation » des clients. Je ne sais pas pourquoi cela ne m’enthousiasme pas.
Serait-ce l’amalgame selon lequel, toute prostitution est une violence faite aux femmes ? Ca l’est, assurément, dans l’immense majorité des cas. Mais pas dans la totalité.
Serait-ce le caractère antisocial du projet ? Qui va payer ces amendes ? Pas les plus riches en tout cas …
Serait-ce le côté moralisateur du dispositif ?
Je ne sais.
Mais ce volet-là ne m’enthousiasme pas.
Je le voterai avec le doute au fond de l’esprit.


samedi 30 novembre 2013

Les garçons et Guillaume, à table !

Au cinéma, vu « Les garçons et Guillaume, à table ! » de Guillaume Gallienne avec Guillaume Gallienne.
Autobiographie et psychanalytique, un brin exhibitionniste : comment un garçon très efféminé ne devient pas homosexuel comme tout le prédestinait, y compris sa propre famille … Mais quel brio ! Quel humour ! Quelle maitrise magistrale !
Un immense acteur, un sacré réalisateur.

Sera-t-il capable de s’élever une autre fois à ce niveau ? Pas facile.


vendredi 29 novembre 2013

Dans les pas de NOUREEV

Vu, au Capitole à Toulouse, « dans les pas de NOUREEV », une soirée chorégraphique présentée par Kader BELARBI, le directeur de la danse au dit Capitole.
5 chorégraphies du grand danseur russe, qui fut directeur de la danse à l’Opéra de Paris quand Kader y était danseur étoile : depuis la BAYADERE jusqu’à Don Quichotte en passant par le lac des Cygnes, Roméo et Juliette ou la Belle au bois dormant.
Pour la circonstance, le ballet du Capitole avait invité Karl PAQUETTE, danseur étoile et Alice RENAVAND, première danseuse à l’Opéra de Paris. Je fais la connaissance du 1er, je retrouve avec un immense plaisir la seconde que j’ai connu il y a déjà quelques années.
Du pur bonheur. Discussion avec Kader et les danseurs sur le plateau à l’issue du spectacle ; danser NOUREEV, c’est ce qu’il y a de plus dur. Quand on sait danser cela, on peut tout danser.

Et ce corps de ballet, dont Kader Belarbi a pris la responsabilité il y a seulement 14 mois, progresse à pas de géant …

lundi 25 novembre 2013

Lu "La récréation" de Frédéric Mitterand chez Robert LAFFONT.

Un bloc-notes, presqu’au quotidien, du passage de l’auteur au Ministère de la Culture. C’est vif, spontané, cultivé et, à l’image de l’auteur, plus affectif que politique.
De son homosexualité revendiquée et parfois même provocante aux blessures reçues lors de la polémique sur Polanski, en passant par sa détestation des grands partis (UMP autant que P.S.) ou ses jugements très fins sur tel ou telle personnalité … un total assez intéressant et fin. Fin surtout.

dimanche 24 novembre 2013

Inside Llewyn Davis des frères Coen


Vu « Inside Llewyn Davis » des frères COEN, primé au festival de Cannes 2013 avec Oscar ISAAC et Carey MULLIGAN. Dans l’ambiance de la musique FOLK-SONG des années 60 entre New-York et Chicago, le parcours du combattant d’un chanteur à la recherche du succès. Il renoncera quand Bob DYLAN apparaît... Très bien fait mais sans plus. Ca n’est pas « le » grand film des frères COEN.
 

samedi 23 novembre 2013

"En solitaire"

Vu « En solitaire », le film de Christophe OFFENSTEIN sur le Vendée Globe, la course autour du Monde à la voile en solitaire justement, avec François CLUZET, magistral, Samy SEGHIR, Virginie EFIRA, Guillaume CANET.

Scénario émouvant. Mais, surtout, de très très belles images de mer. Majestueuses, envoûtantes. Et un rendu magnifique de l’ambiance de la navigation en solitaire, de la course en haute mer. Magnifique.
Mais peut-être suis-je subjectif …

vendredi 22 novembre 2013

Intervention du 14 NOVEMBRE sur France 3 - A voir et à revoir

Je suis intervenu sur France 3 - Midi-Pyrénées le 14 novembre. Si vous souhaitez voir ou revoir l'émission cliquez ici. A partir de 5 minutes 30.


"Drumming" au Parvis (65)

Vu « Drumming », chorégraphie d’Anne Teresa de KEERSMAEKER au Parvis à Ibos (65). Sur un rythme musical de percussions très répétitif, 11 danseurs, 7 femmes et 4 hommes, passent et repassent à travers la scène selon des mouvements et des trajectoires très géométriques. Sans grande émotion. Et tous les danseurs n’ont pas les mêmes qualités techniques ou chorégraphiques.

Rencontre à la Librairie Charlemagne

 Je serai présent le 20 décembre à la Librairie Charlemagne de Hyères pour un moment de rencontre et d’échange autour de mon livre "La laïcité : un combat pour la paix".

Rendez-vous le 20 décembre 2013, à partir de 17h.
 
 
www.librairiecharlemagne.com

jeudi 21 novembre 2013

lundi 18 novembre 2013

Samedi 16 et Dimanche 17 novembre


Week-end de mauvais temps.
Week-end de ciné tout l’temps.
Samedi : « Blue Jasmine » de Woody Allen avec Cate Blanchett.
Le dernier Woody Allen. Pas le meilleur. Mais une Cate Blanchett éblouissante dans le rôle d’une nouvelle riche déchue cherchant à se reconstruire mais prisonnière de ses mensonges. Sans émotion jamais.
Dimanche : « 9 mois ferme » de Albert Dupontel avec Albert Dupontel et Sandrine Kiberlain. Déjanté. Déjanté grave. Mais aussi drôle qu’invraisemblable. Et très remarquablement bien joué.

vendredi 15 novembre 2013

Blog 15 novembre

Jacques Valier, professeur agrégé d’économie, est mort cette semaine.

Il avait été mon premier professeur d’économie à l’Université de Nanterre en 1968-69. C’était un marxiste de formation mais n’était ni un sectaire ni, encore moins, un stalinien. C’était un marxiste humaniste. Je l’ai retrouvé, avec beaucoup de plaisir et de chaleur, des années plus tard, dans l’entourage amical de Lionel Jospin ; ils étaient de vieux amis d’adolescence. La science économique française perd un de ses grands maitres.

jeudi 14 novembre 2013

Intervention sur France 3 le 14 novembre

J'interviendrais ce soir sur France 3 Midi-Pyrénées, au JT 19h/20h entre 18h50 et 19h05.



Blog du 14 novembre


Vu, à Garnier, le spectacle Teshigawara – Trisha Brown – Jiri Kylian. Teshigawara le japonais livre « Darkens is hiding black horses » une sorte d’improvisation autour des forces telluriques qui fait échapper régulièrement les fumées du sol. Austère. Mais Aurélie Dupont et Jérémie Bélingard - privés pour un soir de Nicolas LE RICHE, en fait ce ballet est un trio - magnifiques.

Trisha Brown, l’américaine, présente « Glacial Decay ». Sans Musique. Avec des photos en noir et blanc qui défilent derrière quatre danseuses.
Plein de grâce.

Enfin, Jiri Kylian le tchèque, présente « Doux mensonges » que je revois à chaque fois avec le même émerveillement. Avec huit chanteurs a capella qui entrent et sortent de scène en « passant à la trappe » au sens propre comme au sens figuré, comme les deux couples de danseurs. C’est d’une harmonie, d’un charme éblouissant.

mercredi 13 novembre 2013

Blog du 10 au 13 novembre


Dimanche 10 Novembre

Week-end à Rome.

Longues marches dans les rues, du Colisée au panthéon en passant par la fontaine de Trevi ou la place Navona.

Les fresques de Michel Ange dans la chapelle Sixtine. Celles de Raphaël à la villa Farnesina.

Un peu de beauté et d’harmonie dans ce monde de brutes.

Lundi 11 Novembre
La « Nue » de Jean-Philippe Toussaint aux Editions de Minuit. Le fin d’une quadrilogie si j’ai bien compris.
Histoire d’un couple moderne : elle, créatrice de mode internationale, artiste virevoltante, insaisissable. Lui, son mari. On ne saura rien de lui. Ils se séparent, se retrouvent, dans le si beau décor de l’île d’Elbe, si proche et si lointaine. Ca se lit vite, très vite, facilement. Sans profondeur véritable.

Mardi 12 décembre

Lu, à l’occasion du centenaire de la naissance de l’auteur  les « Journaux de voyage » d’Albert Camus, dans la collection Folio, présentés par le regretté Roger Quilliot, l’ancien Ministre que j’ai bien connu. « Journaux de voyage » en Amérique du Nord et du Sud, faits en 1946 et 49. Camus y découvre, déjà, l’Amérique éternelle, captivante et exaspérante ;  il a des mots prémonitoires sur la mondialisation et, surtout, il dit des choses magnifiques sur la mer, océan qu’il a traversé  de part en part. De très belles choses…

 

Mercredi 13 novembre

Les clubs professionnels de football me souhaitent comme « médiateur » dans leur menace de grève des matchs de football en fin de mois et leur protestation face à la taxe de 75%.
Rappelons que celle-ci sera exigée pendant 2 ans –et 2 ans seulement- pour toutes les entreprises versant des salaires supérieurs à 1 Millions d’Euros par an. Et pas seulement les clubs de foot !! Ceux-ci ne représentant que 10% des recettes attendues.

mercredi 6 novembre 2013

Blog du 6 novembre


Une « Pussy Riot », vous savez ces jeunes femmes russes qui aiment organiser des manifestations provocatrices, un peu comme les « Femen », vient d’être envoyée en « camp de travail ».
Le Goulag est de retour sous Poutine, lentement mais sûrement. Et personne ne dit rien.

"C'est la république qu'on assassine !"

Intervention de Jean Glavany à l’Assemblée nationale mercredi 30 octobre, suite aux propos racistes à l’encontre de la Garde des Sceaux.
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mardi 5 novembre 2013

Blog du 3 et 4 novembre

Dimanche 3 novembre

L’horreur de l’assassinat de deux journalistes de RFI au Mali, à KIDAL.
Je me souviens, il y a quelques années, de la mort de journalistes français en Afghanistan dans des circonstances similaires. La réaction de SARKOZY avait été explicite : « Qu’est-ce qu’ils sont allés foutre là-bas ? C’est irresponsable ! »
Eh non, ça n’est pas irresponsable que d’avoir la passion du métier d’informer et de pousser cette passion à fond, au point de mettre sa vie en danger.
L’irresponsabilité, c’est de nier la contribution essentielle à la liberté de la presse de ceux-là. RESPECT.

Lundi 4 novembre

Lu « ARDEN » de Frédéric VERGER chez Gallimard.
« ARDEN », c’est un hôtel perdu dans la République – imaginaire ! – de MARSOVIE, entre Autriche et Hongrie dans les derniers mois de la deuxième guerre mondiale. Et cet hôtel à la fréquentation indistincte est le théâtre de bien des stratagèmes – plutôt inconscients et irréels que courageux – de protection des juifs exterminés …

Le récit est dense, riche. Très dense, très riche. Trop parfois. Vous savez, ces phrases tellement riches qu’il faut les relire trois ou quatre fois pour les comprendre. L’écriture est belle. Mais elle gagnerait à être épurée. VERGER a loupé le Goncourt d’un rien. S’il corrige ses défauts il l’aura bientôt.

lundi 28 octobre 2013

Blog du 26 au 28 octobre

Samedi 26 octobre

En recevant la Ministre des Sports, Valérie FOURNEYRON, dans ma circonscription pour l’inauguration d’un magnifique centre sportif à Aureilhan (Eh oui, des collectivités même pauvres, continuent à investir !), j’évoque la mission qu’elle m’a confiée sur le football professionnel et la fameuse « menace de grève » des présidents de clubs de foot …
Les mots ont un sens : la grève, dans l’histoire du monde ouvrier et syndical, c’est une décision grave des travailleurs. Quand la décision est prise par les patrons ça ne s’appelle plus une grève, ça s’appelle un « lock out ». Pas pareil.

Dimanche 27 octobre

La semaine qui s’achève n’a pas été bonne pour la majorité, le gouvernement, le Président.
La cacophonie, les couacs, les hésitations et les contradictions ont triomphé, hélas.
J’ai envie de dire « on se calme ».
On se calme grave et on oublie la tentation du chacun pour soi d’un côté, de l’autoritarisme désuet de l’autre.
On se calme, en demandant au Premier Ministre de bien faire comprendre à ses collaborateurs – et, hélas, à certains de ses Ministres, que les parlementaires ne sont pas des irresponsables par nature, mais des élus du peuple, qui portent la voix de celui-ci et qui le rencontre, chaque semaine, dans leurs circonscriptions …
On se calme, on se pose, on réfléchit et on agit dans l’ordre.
Pas pour nous ! Pour les français !!
Revenons à l’essentiel : les français et ce qu’ils attendent de nous.

Lundi 28 octobre

J’ai écouté JUPPE hier soir à la radio et à la télé.
L’homme est conservateur assurément.
Et il ne mâche pas ses mots dans sa sévérité à l’égard de la Gauche.
Mais c’est un homme d’Etat qui ne cède pas à la facilité et qui est capable d’indépendance vis-à-vis de son camp quand il pense que c’est l’intérêt de la France.
Et j’ai l’impression que depuis qu’il est maire de Bordeaux, il a largement perdu son côté « technocrate droit dans ses bottes ».

Le contact quotidien avec les électeurs, l’action de terrain : tout cela a des vertus.

lundi 21 octobre 2013

Blog du 19 au 21 octobre

Samedi 19 octobre

Avez-vous entendu ce Ministre du Budget, je crois bien qu’il s’appelle Bernard CAZENEUVE, dire que « dénigrer l’impôt en tant que tel, c’est s’attaquer au pacte républicain car l’impôt est un pilier essentiel de ce pacte républicain. Le devoir de payer des impôts est le pendant du droit à bénéficier des services publics de qualité. Les impôts, ça paye des infirmières, des enseignants, des policiers. Les droits et devoirs fiscaux sont au cœur du pacte républicain » ?
Merci de l’avoir rappelé, M. le Ministre. C’est si rare.

Dimanche 20 octobre

Vu « La vie d’Adèle » d’Abdellatif KECHICHE, avec Léa SEYDOUX et Adèle EXARCHOPOULOS, Palme d’or au festival de Cannes 2013.
Quel beau film ! …
Quelle tendresse ! Quelle passion ! Quelles larmes !
Et ces scènes érotiques, torrides, jamais vulgaires, jamais gênantes.
Et cette démonstration que l’homosexualité est une tendresse, un amour comme les autres, et l’homophobie un racisme bête et insupportable comme les autres.
Et cette jeune actrice, 20 ans désormais, 18 au moment du tournage, cette Adèle-là, est une sacrée actrice … Impressionnante de maitrise, de diversité du jeu, de charme. Pourra-t-elle encore progresser sur des bases si élevées ?

Lundi 21 octobre

« Léonarda »
« L’affaire Léonarda » - La France s’arrête de respirer.
Comme tout le monde, à Gauche en tout cas, j’ai été choqué, bouleversé, par la manière dont cette jeune fille, cette gamine de 15 ans, a été « récupérée » (les mots ont un sens, elle n’a pas été « arrêtée » mais enfin, le résultat est le même) lors d’une sortie scolaire.
Et tout ce qui permettra, dans la nouvelle réglementation, de mieux « sanctuariser » l’école, les activités scolaires et périscolaires sera utile. C’est d’ailleurs ce qu’a décidé le Président et c’est tant mieux.
Pour tout dire l’arbitrage présidentiel ne me parait pas idiot ni déséquilibré. Car, soyons honnête, quel était son choix ?
- Dire « Circulez, tout a été fait dans les règles, y a rien à voir ! » et se montrer aveugle et sourd à l’émotion collective ? Impossible.
- A l’inverse, dire « Rien n’a été fait dans les règles, la famille de Léonarda doit revenir en France » et il ouvrait une brèche dans la politique d’immigration en créant un appel d’air irresponsable.
Eh oui, il faudra bien un jour que les bonnes âmes apprennent qu’on expulse tous les jours des étrangers en situation irrégulière. Sinon …on accepte tout le monde !! Et c’en est fini d’un équilibre déjà fragile.
Donc il dit la vérité « tout a été fait dans les règles mais toutes ces règles ne sont pas bonnes et nous allons les changer ». « Et pour Léonarda, je fais une exception personnelle : elle pourra poursuivre ses études en France ».
A Droite, ça hurle pour cette exception.
A l’Extrême-Gauche, ça hurle parce que cette exception est limitée à la jeune fille, seule.
Maintenant passons à autre chose.
Et, après cet excès de passion, revenons à la raison.
Une fois de plus, « rafle », « nazi », « démission » … que d’excès dans les mots employés !!
Une fois de plus, je répète que Valls est un Ministre de l’Intérieur de Gauche, très différent de ses prédécesseurs de Droite !
Qui a abrogé l’écœurante circulaire sur les étudiants étrangers ? Lui !
Qui a supprimé le détestable délit de solidarité à l’égard des sans-papiers ? Lui !
Qui a interdit l’envoi dans les centres de placement de familles avec enfants ? Lui !
Qui a mis fin à la politique du chiffre pour les expulsions ? Lui !
Qui a édicté des critères objectifs pour les régularisations ? Lui !
On peut trouver tout ça injuste, insuffisant, inefficace etc …
Mais ne pas dire n’importe quoi en ces moments d’émotion.
D’ailleurs, une réflexion supplémentaire : croyez-vous que l’on aurait droit à tout ce déchainement politico-médiatique si VALLS était en queue de peloton dans les sondages ?

Poser la question, c’est y répondre, non ?

vendredi 18 octobre 2013

communiqué de presse 18 octobre


Je me réjouis profondément du contrat gagné par ALSTOM en Afrique du Sud pour la fourniture de 600 trains et au montant de 4 milliards d’euros. Ce contrat devrait conforter l’activité du site de SEMEAC- SOUES pendant plusieurs années.

Comme Président du Groupe d’Amitié France-Afrique du Sud à l’Assemblée nationale, j’avais été saisi il y a deux ans par la Direction Générale d’ALSTOM pour mettre en place une diplomatie parlementaire autour de cette longue négociation. Mes contacts furent nombreux auprès de l’Elysée, de l’ambassade d’Afrique du Sud à Paris, de l’ambassade de France à Pretoria, et je suis heureux que tous ces efforts, à commencer par ceux de l’entreprise et de ses salariés, soient couronnés de succès.

C’est une preuve de plus que l’industrie française peut reconquérir des parts de marché qu’elle ne cessait de perdre depuis 10 ans.

"Au revoir là-haut" de Pierre Lemaitre

Vendredi 18 octobre


Lu " Au revoir là-haut" de Pierre Lemaitre paru chez Albin Michel.
Sacré livre.
Riche de sa capacité à nous replonger dans l'histoire de la première guerre mondiale, et des années qui suivirent après le traumatisme de l'hécatombe des tranchées de la Marne.
Rich
e de ces personnages imaginés, deux soldats de base, un fils de bonne famille, artiste, devenu une " gueule cassée " au sens le plus épouvantable du terme, un gars tout simple, timide et peureux ; un capitaine arriviste, arrogant et prêt à toutes les infamies, plus quelques personnages influents de la politique et des affaires et leur personnel de maison…
Riche de sa créativité imaginative, depuis les trahisons inhumaines des tranchées jusqu'à ces deux escroqueries incroyables de l'après-guerre, celle du capitaine arriviste et marié à une riche héritière, et celle des deux soldats relégués dans la misère.
Riche enfin de sa fin invraisemblable où la gueule cassée meurt écrasée par son père qui le croyait mort dans la Marne, plusieurs années plus tôt.
Un sacré livre...

mercredi 16 octobre 2013

Blog du 16 octobre

Je ne ferai pas de commentaire excessif sur les résultats de la primaire socialiste de Marseille.
Si ce n’est pour dire que, quand les résultats sont tendus, ce sont toujours ceux qui font le plus campagne qui l’emportent.
Et pour revenir sur une déclaration de Samia Ghali, sénatrice et maire d’un arrondissement des quartiers Nord de Marseille, arrivée en tête du 1er tour de la primaire. Interrogée sur l’accusation portée contre elle, de « clientélisme », elle a répondu « dans les quartiers chics on appelle ça « rendre des services », dans les quartiers Nord on appelle ça « clientélisme », allez comprendre ! »
La formule, j’en conviens, est un tantinet démagogique. Mais qu’est ce qu’elle résonnait fort !

Blog du 15 octobre

Depuis plusieurs semaines, je suis heurté, bouleversé comme beaucoup d’entre vous, par le drame de LAMPEDUSA, ces naufrages et noyades, ces innombrables cercueils alignés…
Ces « boat people » qui périssent noyés au milieu de la Méditerranée, quand leurs embarcations de fortune, affrétées par des « passeurs » qui s’enrichissent sur leur dos, semblent oubliés de tous. Pourtant, il y a 30 ou 40 ans, ces « boat people » d’Asie mobilisaient tous les humanitaires du monde ! Incompréhensible…

mardi 15 octobre 2013

Blog du 14 octobre

Le F.N. vainqueur de l’élection cantonale partielle de Brignoles, Marie-Arlette Carlotti, Ministre du gouvernement Ayrault largement battue à la primaire socialiste de Marseille : quand je parlais d’un tsunami qui s’annonçait pour le printemps prochain si on ne redressait pas la barre, certains m’ont peut-être trouvé excessif.

Mais crie-t-on assez fort dans ces cas-là ??

L’équation « chômage de masse » + « impôts élevés » + « illisibilité et incohérence de l‘action gouvernementale » = « abstention massive de l’électorat de Gauche » = « tapis rouge déroulé à la Droite et à l’Extrême Droite », apparait de plus en plus évidente...

Si j’étais candidat à quelque élection municipale que ce soit en mars (je ne le suis pas ! limitation du cumul des mandats oblige…) je ne chercherais pas seulement à « dénationaliser » le débat, à la « municipaliser », je m’interrogerais sur les moyens, concrets, de motiver et remobiliser l’électorat de Gauche sur ce terrain municipal.

Souvenez-vous : « Au secours la Droite revient » disait la Gauche. C’était en 1986 et c’était pour des élections nationales, certes. Mais, réfléchissez-y…

vendredi 11 octobre 2013

Blog du 11 octobre


Lu " le cas Édouard EINSTEIN " de Lurent SEKSIK paru chez Flammarion. Très intéressant bouquin. Pas vraiment gai mais fort bien fait. Le grand Albert Einstein a eu deux fils de sa première femme, Mileva. Ils se sont séparés puis éloignés, Mileva et ses fils vivant en Suisse, Einstein en Allemagne, puis perdus de vue quand, avec la montée du nazisme, Einstein se réfugie aux USA. Mais Édouard, le fils si doué, entre progressivement dans une schizophrénie maladive qui oblige sa mère à le placer en asile à l'âge de 20 ans. "Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution" dira le savant. Le livre, qui est d'abord le fruit d'un travail de recherche très fouillé car l'histoire est véridique, est un formidable dialogue à trois, Édouard, son père Albert et sa mère Mileva, chacun avec sa personnalité, sa psychologie, ses mots. Ceux d'Edouard sont parfois pathétiques.

mercredi 9 octobre 2013

Blog du 9 octobre


L'élection partielle de Brignoles, le FN à 40%, le total de l'extrême-droite à 50%...Que dire ? Au moins que ce que les politologues appellent pudiquement "l'offre politique", non seulement ne provoque plus d'adhésion, mais, de plus en plus, provoque colère et rejet. De la part de la droite, ça me navre pour elle, mais, bon... De la part de mes amis qui gouvernent, cela m'embête plus, même si ça ne m'étonne pas vraiment : je suis un élu de terrain et j'écoute mes concitoyens, je suis un parlementaire proche du pouvoir et j'observe aux premières loges...

C'est pourquoi je dis à mes amis qui gouvernent : attention, si vous ne changez pas de cap, si vous ne trouvez pas vite le chemin de l'autorité-cohérence-clarté-exemplarité - et peut-être surtout, EFFICACITÉ, l'avertissement d'hier pourrait bien se transformer en tsunami politique au printemps... Et comme je veux toujours opposer l'optimisme de la volonté au pessimisme de la raison (cf Gramsci  et Schopenhauer), j'y crois encore.

 

Blog du 8 octobre


Sarkozy bénéficie d'un non-lieu dans l'affaire Bettencourt. Soit. Dont acte. No comment.

Je me suis fixé il y a longtemps pour règle de ne jamais discuter une décision de justice, qu'elle m'agrée ou non. Je ne vais pas changer aujourd’hui.

 Simplement un commentaire... Sur les commentaires !

Vous souvenez-vous des commentaires des Morano-Guaino-Jacob-Copé et compagnie quand le même Sarko avait été mis en examen : en gros, c'était "scandale, juges  pourris, justice partisane, manœuvre politique". 

Et que disent les mêmes aujourd'hui ? "Formidable ! Justice est rendue..." Ils disent ça des mêmes juges.... Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font.

mardi 8 octobre 2013

Blog du 7 octobre

En Tunisie, le dialogue national impulsé par la grande centrale syndicale, l'UGTT, le patronat, la Ligue des droits de l'homme et le syndicat des avocats, a obtenu de tous les partis politiques un accord politique majeur : le gouvernement, dirigé par un islamiste du parti Ennahda, va démissionner, un gouvernement dit "de technocrates" va être mis en place, le processus constitutionnel va être accéléré et le "dialogue" va proposer un nouveau calendrier électoral. Tiens-tiens : il y a des mois que je pense et je dis que la sagesse tunisienne viendra de l'UGTT, grande force démocratique, représentative et responsable... Attendons la confirmation de cette bonne nouvelle.

Blog du 6 octobre

Lu, de Yasmina Khadra, "Les anges meurent de nos blessures" paru chez Juillard . Le dernier Khadra....On connaît l'écrivain algérien, ancien militaire, très impliqué pendant la guerre civile dans le combat contre les islamistes intégristes, "reconverti" dans la littérature avec ce pseudo au prénom féminin (pour des raisons que j'ai apprises un jour mais qui sont redevenues mystérieuses...). On se souvient des Hirondelles de Kaboul, de l'Attentat, des Sirènes de Bagdad, autant de romans qui ont connu le succès. Nous avons ,là, une fresque de l'Algérie des années d'entre deux guerres, autour de la vie d'un fils de paysan pauvre, très pauvre, qui s'installe à Oran et connaîtra une gloire réelle mais éphémère grâce à la boxe. L'homme, analphabète, connaîtra trois amours, la gloire et la prison... Sur fond de racisme, de colonialisme et, parfois, de barbarie, une fresque très humaine et touchante. Mais dites-moi, cet analphabète inculte, comment fait-il pour parler cette langue si distinguée ? C'est peut-être le seul bémol : une sorte d'invraisemblance....

vendredi 4 octobre 2013

Blog du 4 octobre

Madame Le Pen dit qu’elle poursuivra en diffamation toute personne qui osera déclarer que le Front National est un parti d’Extrême Droite.

J’écris, donc, et je signe : Le Front National est un parti d’Extrême Droite.

Fondation Un Coeur

La politique est, depuis longtemps, mon engagement principal. Presqu’exclusif. Mais j’ai aussi des engagements plus personnels. Ceux de ma vie affective dont je ne parle pas. Ceux de ma vie associative aussi.
Il y a 10 ans, j’ai créé, avec quelques copains, Jean TODT, Yves AGID, Olivier LYON-CAEN, Gérard SAILLANT, et quelques autres, l’ICM, Institut du Cerveau et de la Moelle, un centre de recherche unique au monde, inauguré il y a 3 ans et qui essaye de faire progresser la connaissance sur ces grands maux que sont Alzheimer, Parkinson, Epilepsie, Sclérose en plaques et toutes ces maladies neurologiques qui frappent tant de nos familles.
Cette création, cette aventure de 10 ans reste une grande fierté.
Aujourd’hui, avec mon amie Anouk AIMEE, amie passionnée des animaux, et quelques vétérinaires réputés, nous créons la Fondation « Un Cœur », Fondation placée sous l’égide de la Fondation de France, pour soigner les animaux et aider ceux qui les aiment. Parce que, comme l’a dit GANDHI, « On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux ».
Aidez-nous ! Rejoignez-nous !

mercredi 2 octobre 2013

Blog du 2 Octobre



La polémique sur les rythmes scolaires est très révélatrice du conservatisme profond de la société française, de l'égoïsme de trop de parents et de la démagogie sans limites de certains politiques.
Car qu'est-ce qui devrait guider les choix dans cette affaire ? L'intérêt des enfants et l'intérêt des enfants seul ! Or, toutes les comparaisons internationales et toutes les études des chrono biologistes - toutes !- montrent que les rythmes scolaires français reposent sur trois inepties : les vacances sont trop longues, les semaines trop courtes et les journées trop lourdes. La bonne réforme est celle qui modifie ces trois items. De ce point de vue, ce qu'a fait la Droite ces dernières années en laissant faire la semaine de 4 jours était un véritable scandale ! Une sorte d'atteinte délibérée à l'équilibre des enfants ! Et tout ça pour le confort des parents...
Donc, il n'y a pas de doute : sur le fond Peillon à mille fois raison. Mille fois !
Reste l'application. Celle-ci ne peut être que décentralisée et reposer sur un partenariat entre l’État et les Communes d'une part, une mobilisation du tissu associatif d'autre part.
Je le sais puisque je l'ai fait !
C'était en 1989 à Maubourguet dont je venais d'être élu Maire. La réforme Peillon, nous l'avons faite il y a 24 ans ! Nous étions des précurseurs...
Cela a nécessité 6 mois de travail avec les parents d'élèves et les associations locales, 6 mois de mobilisation formidable, notamment du club omnisports et des associations culturelles. Certains enseignants étaient rétifs, ils ont été emportés par le mouvement. Et ça à été un formidable succès et un grand progrès, mesuré, pour les enfants.
Alors, il faut s'y mettre, quand on est élu, mais s'y mettre à fond, pas du bout des doigts...